Comment dissocier faim et concurrence ?
Tant que j'ai le ventre plein, et l'esprit (drôle de mot qui veut tout et rien dire), disons "mind", puisque l'anglais spécifie le "mental", al de mens, c'est-à-dire "lumière, ou information inscrite dans le monde terrestre, c'est-à-dire inscrit sous le cercle de la Lune, monde sublunaire, espace dévolu aux hommes incarnés, incapables, comme le disait Saint Paul, de regarder le soleil en face, tant que mon ventre me laisse en paix, ce qui signifie prosaïquement que j'ai assez - mais pas trop - mangé, je fous la paix aux autres.
Tant qu'eux me foutent la paix : "Laissez-moi dormir !" est un cri primal, ou juste après.
Tant que je vis au paradis terrestre, pour pas un radis, tant que les sources de lait et de miel me coulent dans la gueule, tant que les gonzesses affluent, et le fric, et tout ce qui fait bander, pas de raisons de s'inquièter.
Mais, le hic, c'est qu'à cause de cette putain d'injonction de Jéhovah, à force de multiplier, il y a du monde partout, même dans mon jardin.
Je n'ai pas la moindre intention de partager les légumes qu'à force de rapine et de pression sociale, j'arrive à faire récolter par mes esclaves.
Naissance de la concurrence.
Voilà que j'étais pépère dans mon hamac, et voici que ces putains de pauvres ou de nouveaux riches me bousculent et m'envahissent ?